thumb

Marchesini Arnal Pascale

Cela vous est sûrement arrivé…

Vous vous êtes éveillé d’un rêve aux images charmantes, mais qui vous a laissé une appréhension douloureuse et persistante. A l’inverse, une nuit peuplée de monstres vous a trouvé au matin heureux, serein.

Les créatures de Pascale Marchesini Arnal sont de cette espèce, elles ont cette étrange faculté d’être apparemment effrayantes, mais familières, douces, bienveillantes… elles semblent être venues pour nous.

D’ailleurs des humains fort maigres mais détendus chevauchent ces montures dont les sourires ont la tristesse des fantômes qui savent tout.  Et c’est nous qui sommes désarçonnés. Parfois même ils se présentent comme au sacre de leur union, main dans la main, monstres et humains.

L’ironie des titres propose une distance supplémentaire, une impasse de plus dans le labyrinthe. L’accès à ces êtres enchanteurs et pathétiques ne passe pas par le langage, le mental : il nous demande un pas de côté.

Et si ces chimères, avec leurs bouts de squelette sertis dans un corps grotesque, nous invitaient à vivre pleinement ?

Françoise Cleach